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Somos una red de voluntarios con una utopía:
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Au travail pour de nouveaux chemins

 

Le problème, c'est le système !

Le changement, c'est dans l'action organisée !

 

VI Symposium International du Centre Mondial d’Etudes Humanistes

Lima - Perou, 24-25-26  Octobre 2018

Traduit par Sylvie Fornasier

 

Introduction

Nous arrivons à ce VI° Symposium mondial dans des temps où nous avons à subir les conséquences d'une crise systémique globale qui est en train d'amener l'espèce humaine à sa disparition. Nous parlons de « crise du système » en faisant référence à cet ensemble de valeurs, de normes, de politiques, d'actions qui opèrent en tant substrat de croyances et d'attitudes (tréfonds psychosocial) en faveur d'une infime et puissante élite: mondiale qui impose les règles du jeu, organise le pouvoir et soumet les Etats, les institutions et les individus. Un système qui a pour valeur centrale le capital et son accumulation et qui arrive encore à se maintenir sans aucune remise en cause d'une part importante de la population mondiale.

Cette déstructuration sociale globale se manifeste par une redistribution injuste de la richesse qui condamne à la marginalisation, à la faim, et à un avenir incertain pour des millions de personnes. Un récent rapport d'Oxfam signale qu'en 2017, 82% de la richesse mondiale produite dans cette année-là est restée concentrée entre les mains des 1% les plus riches de la planète. Cette déstructuration  se manifeste aussi par la violence grandissante, émaillée  d'interventions armées par les grandes puissances et leur revers, le terrorisme; dans  une très faible action   contre le changement climatique et dans un mode de vie consumériste non durable qui met en danger la maison commune et dont les plus grandes conséquences sont subies par les plus pauvres ; et surtout dans l'échec du néolibéralisme,  modèle économique qui a montré son vrai visage et ses contradictions, en générant deux crises financières internationales qui frappent l'économie mondiale, un chômage énorme et la prolifération de la corruption.

En Amérique latine, cette réalité s'exprime dans des institutions qui, minées par la corruption, ont perdu leur crédibilité et commencent à s'effondrer, au milieu de l'affaiblissement de la démocratie et de la perte des droits des populations ; et en particulier dans les partenariats public-privé qui ont montré leur pire côté, avec de s grands scandales de corruption. Bien que plusieurs pays aient fait des efforts significatifs au cours de la dernière décennie pour promouvoir l'amélioration de la qualité de vie de leurs populations et pour réduire l'extrême pauvreté, par le biais de programmes dits sociaux, le mythe de la croissance s'est élargi sur la base de la consommation, avec de fortes restrictions sur les droits sociaux (santé, éducation, sécurité sociale) et la croissance du chômage dans plusieurs pays.

En même temps, nous sentons et acceptons avec espoir le germe d'une nouvelle sensibilité qui émerge des besoins profonds de différents groupes humains, des intentions qui élaborent de nouvelles voies et s'orientent vers la construction d'une nouvelle société planétaire dans laquelle l'être humain émerge comme une valeur centrale face au pouvoir du capital. Ainsi, nous pouvons voir la résistance louable de secteurs importants des mouvements sociaux de différentes parties du monde dans la défense de leurs droits, tels que les mouvements de femmes et de jeunes ; dans les énormes manifestations contre les sociétés transnationales et les gouvernements de pays puissants qui résistent à la lutte contre le changement climatique ; ainsi que dans les pays qui testent avec succès d'autres formes d'institutionnalisation. De la même manière, nous pouvons voir comment les initiatives créatives sont développées dans lesquelles le " nous " est mis en avant et l'argent est déplacé en tant que valeur centrale de la société.

Dans ce cadre, le VIe Symposium cherche à approfondir la compréhension des racines de cette crise systémique et, en même temps, à promouvoir l'échange d'expériences et la réflexion sur de nouvelles voies qui nous conduiront à un autre mode de vie et à une autre société, avec les changements dont nous avons besoin et comment les rendre aussi efficaces que possible.
Tout dépend de nous ! Nous sommes 99% de la population ! Aujourd'hui plus que jamais, nous devons proposer et développer des stratégies qui nous conduiront au grand changement que nous voulons promouvoir dans la société latino-américaine et mondiale.

Le Centre Mondial d'Etudes Humanistes propose ce symposium comme un forum d'échange privilégié, car seules la communication et l'action commune permettront de construire l'avenir souhaité par l'esprit humain : la naissance d'une Nation Humaine Universelle dont le cri d'indignation se trouve déjà dans les rues et sur les places de tous les pays du monde.
 

Thématique du symposium

Nous ouvrons cet espace pour proposer, échanger et converger dans notre diversité avec différents groupes de citoyens, mouvements sociaux, entités publiques, universités, centres de recherche sociale, scientifique et technologique qui ont cultivé et pratiqué au niveau personnel, politique et communautaire le soin de la nature ainsi que  la transformation économique, sociale et spirituelle de l'humanité.

Fin octobre 2018, nous nous réunirons dans la ville de Lima pour deux jours autour des thèmes suivants :

Axe 1 : Nouveaux paradigmes culturels

Dans une période critique qui réduit l'être humain à un simple consommateur et asphyxie ses aspirations profondes, il est urgent de réfléchir et d'imaginer de nouvelles façons de continuer à créer une direction historique et personnelle qui nous permettra de sortir de la croisée des chemins : " oser changer les croyances, les regards, les paradigmes et les comportements ". Le néolibéralisme a été imposé dans les années 1980 et 1990 non seulement comme un modèle économique, mais aussi comme une mentalité et une certaine attitude envers le monde, comme une pratique de la coexistence sociale, comme un mode de vie où les liens sociaux sont rompus, la solidarité est remplacée par la concurrence et l'individualisme et la valeur de la vie humaine est affaiblie et subordonnée.

Nous avons vécu une grande base de coïncidences entre de nombreux acteurs et mouvements sociaux, femmes, jeunes, éducateurs, éducateurs, professionnels, qui sont très désireux d'échanger entre pairs et d'entreprendre des choses ensemble.  

Thèmes :

  • Transformations culturelles, éthique, valeurs et croyances.

  • Les droits de l'homme et les relations de parité, de non-violence et de réconciliation personnelle et sociale.

  • Humaniser l'éducation pour la paix et la non-violence

  • La science et la technologie au service de la vie.

  • De nouvelles sensibilités dans les arts et la culture.

  • La spiritualité en fonction de la vie.

 

Axe 2 : Nouveaux paradigmes politico-sociaux

Dans un contexte d'aggravation des inégalités mondiales, les groupes de pouvoir, encouragés par des conduites autoritaires de restauration conservatrice et néocoloniale, sont déterminés à empêcher les changements que les êtres humains exigent.  L'ancien État-nation est coincé dans une impuissance soumise face au para-statut du capital financier international.

Face à cette apparente inertie, nous notons avec beaucoup d'espoir le développement  des initiatives et des propositions dans les lieux les plus divers de la planète et de notre  continent sur la nécessité d'une nouvelle organisation mondiale où tous les peuples et nations puissent  converger et contribuer au développement humain, à la richesse de la diversité culturelle, à la protection de la vie, au déploiement d'une véritable démocratie - à partir des espaces locaux - et au soin de la maison commune. De nombreuses expériences organisationnelles et sociales qui montrent des voies différentes doivent être reconnues, échangées et responsabilisées.

Thèmes :

  • Construction de la démocratie réelle à tous les niveaux de la société.

  • La construction de l'Unité à partir de la base sociale

  • Droits sociaux pour tous : santé et sécurité sociale, revenu de base

  • Lutte pour le désarmement nucléaire et conventionnel

  • Migrations : exclusion et mort ou solidarité entre les peuples.

  • La participation des peuples autochtones à la construction de l'utopie de la Nation Humaine Universelle.

  • Nouvelle architecture institutionnelle en perspective de la construction de la Nation Humaine Universelle.

 

Axe 3 : Nouvelle économie, nature et société :

L'espèce humaine a réalisé d'énormes progrès dans le développement de la science et de la technologie et a produit une grande richesse économique, malheureusement accumulée entre les mains de quelques uns. Ces faits ne sont pas mis en parallèle avec les soins de la maison commune et encore moins avec la distribution de l'excédent produit. Les paradigmes d’croissance économique illimitée et la croyance que la technologie résoudra les graves problèmes environnementaux que notre génération laisse en suspens sont en train de toucher le fond (réchauffement climatique, pollution et dégradation de l'environnement, etc.)

En tant qu'humanité, nous avons traversé l'une des pires crises du capitalisme -deux crises financières internationales en moins de quatre ans, la première en 2008-2009, aux Etats-Unis c et la seconde en 2012 en Europe-. Le chômage dans le monde a fortement augmenté et l'inégalité économique est omniprésente alors que la population est prise dans un tourbillon de consumérisme. Un nouveau type d'économie, un nouveau système de propriété plurielle et des conditions qui assurent à la population un revenu décent et stable lui permettant de jouir de la culture, des échanges avec divers pays du monde, du développement de la science et de la technologie vers le bien-être et le soin de la nature sont les défis du XXIe siècle.

Aujourd'hui, partout dans le monde, des voix se font entendre pour exiger et agir afin de faire de la responsabilité environnementale intergénérationnelle déclarée une réalité ; pour surmonter la crise climatique ; pour intégrer les coûts environnementaux avec une technologie zéro déchet ; pour obtenir une alimentation saine fondée sur une agriculture biologique, etc. Ces changements amènent irrémédiablement à la nécessité de repenser à la racine le type d'économie qui régit ce système en crise.

Nous avons besoin d'un nouveau type d'économie avec des indicateurs qui ne calquent plus la croissance sur  l'extraction des ressources naturelles, sur l'équité et  la justice sociale ainsi que la distribution de la richesse, et qui intègrent la valeur sociale du travail dans la production. C'est-à-dire, une forme d'organisation sociale, économique et environnementale qui place l'être humain comme valeur centrale de la société et une économie organisée à partir de ses lois fondamentales d'une manière socialement et écologiquement durable.

 

Thèmes:

  •  Sorties du néo-libéralisme : un nouveau système économique qui place l'être humain comme valeur centrale face au capital et fondé sur un  développement durable

  • Economie sociale et solidaire (banques sociales, nouveaux modèles de production, viabilité du revenu de base, entre autres)

  • Lutte contre le changement climatique et la crise écologique.

  • Economie, science et technologie zéro déchet

  • Une action sociale organisée et respectueuse de l'environnement.

  • Contributions des cultures autochtones pour surmonter la crise écologique mondiale.